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24/04/2014

Carnet de route du CESP au Bénin

Samedi 5

Voici une des multiples facettes de notre premier jour: la suite demain...

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8h15 gare de Leuze. Soleil voilé. Arrivées par poignées dans le calme (quiétude ou anxiété ?). Premier moment de rassemblement solennel. Aussi vite que la capillarité des gouttes d’eau sur le pare-brise, le rassemblement se fait plus présent.

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Il est temps de se quitter pour mieux nous retrouver. Le train est en retard comme pour déjà nous habituer à la rythmique de vie africaine…On s’inquiète un peu (sans doute pour la dernière fois). Ca y est ! Nous sommes partis.  Premiers rires, on se relâche. Changement de train à Bruxelles : anecdotique.

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Arrivée à l’aéroport de Bruxelles. La sensation de voyage s’empare de nous. On s’installe, on s’éparpille quelque peu. Check-up, bon débarras des sacs déjà trop superflus dans notre esprit. Photo officielle des IDP (Ile De Paix). Passage rapide en zone franchisée, quelques emplettes vite faites mal faites, contrôle scanner, nous voilà tous passés au peigne fin. Quelques escalators montants, descendants, plats, longs, comme si on nous faisait impatienter jusqu’au bout. Enfin la porte du Bénin se profile à l’horizon. Un panneau nous indique 12 minutes pour la porte d’embarquement : on s’en moque éperdument. Ultimes contrôles avant d’atteindre la dernière porte, celle qui nous ouvre définitivement la voie vers notre destinée. Un sentiment de non-retour envahit l’esprit de certains. Nous sommes confortablement installés dans l’avion partenaire de notre projet.

 

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Notre euphorie est rapidement mise en berne par un document réveillant notre conscience (il y a 10 ans le génocide du Rwanda frappait).  Nous sommes plongés dès le départ dans le climat (au sens le plus large) morbide de cette partie de l’histoire du peuple rwandais en particulier et centre-africain en général. Ce rappel historique refroidit quelque peu notre ardeur et nous fais comprendre combien nous sommes tous vulnérables, fragiles et génocidaires dans l’âme…Un avant-goût d’une des mille facettes de l’Afrique si lointaine géographiquement ce matin, déjà si proche à présent.

Les contre-courants s’enchaînent, le repas chaud et copieux fait presque déjà oublier notre responsabilité indirecte dans les différents génocides. Mais cette parenthèse de confort sera très courte : personne n’en doute un instant.

Quittant les Baléares, nous survolons (pour la première fois pour la plupart d’entre-nous) le continent africain. Lentement mais surement, l’ambiance et la chaleur du Continent hument notre habitacle. Atterrissage en douceur et sans douleurs. A peine la porte de l’Airbus entr’ouverte que l’air subéquatorial (chaud et humide) remplit nos poumons. Tout de suite, nous comprenons que nous sommes en plein cœur de l’Afrique. Nous passons du statut de  pseudo-touristes à celui de yovo (dites blanc en français) en territoire noir.

 

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La chaleur moite, les uniformes des douaniers, les infrastructures sommaires fondent sur nous. Nous sommes soumis (à chacun son tour dira l’histoire). On se laisse guider par les chauffeurs des deux minibus qui seront sans le soupçonner notre seconde résidence durant notre périple. La traversée de la capitale économique du pays (Cotonou) se fait par les artères rectilignes jonchées de petits vendeurs de toutes sortes de petites choses et autres, le tout dans un flux continu, ininterrompu, sans fin…ou presque. Des kms et des kms de marchés nocturnes et permanents. Sauf qu’ici les parkings de ces « super »marchés sont inexistants. Les rues sont les allées de ces magasins, les deux-roues motorisés (le véhicule Roi) remplacent le caddy.

 

Arrivée au Centre Sanghai à Porto Novo (la capitale politique du pays). Premier arrêt, premier repas béninois (le contenu reste encore une surprise !).

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Au loin les concerts et l’ambiance musicale et dansante nous accompagnent durant cette première soirée en terre centre-africaine. Les bruits de la ville ont vite étouffé la musique alors que nous essayons de trouver un quelconque sommeil réparateur, un peu perdus au milieu de cette ambiance particulière.

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Un cafard partage ma chambre, d’autres dorment en d’autres compagnies sans le savoir : il vaut parfois mieux ne pas tout savoir… 

Bruno

Commentaires

Je vais conseiller votre site ? mes amis car il est vraiment tr?s complet !

Écrit par : mal au dos | 24/04/2014

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